Archive pour brian eno

Glitterbug – Derek Jarman

Posted in cinema, experimental, pop culture with tags , , , , , , , , , on septembre 1, 2009 by noreille

Glitterbug est un film posthume de Derek Jarman, produit par James Mackay sur les instructions de Jarman, et présenté accompagné d’une bande-son de Brian Eno. Ce n’est pas à proprement parler un film mais un collage de vingt ans de super-8 tournés en marge de ses films, entre 1970 et 1986. Fragments intimes, expérimentations, coulisses de tournage, des centaines de bobines sur lequelles Jarman fixe ses amis, sa vie, ses amants, ses acteurs, son actrice.  Glitterbug se regarde comme un film de famille. Ou plutôt non, comme un album de famille, qu’on feuillette, qu’on oublie, auquel on revient, sur lequel on ne s’arrête qu’un instant. Sans doute ce film s’adresse-t’il avant tout aux fans de Jarman, ou aux fans de cette époque. Il nous montre Jarman lui-même et son cercle d’amis, on y croise tout le monde, on y fait des rencontres, des retrouvailles. William Burroughs sort d’un taxi, Genesis P-Orridge passait par là. Tilda Swinton était en vacances dans le coin, tous les prétextes sont bons pour sortir la caméra et faire des images, juste de belles images …

tilda swinton







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Instruments of Science and Technology

Posted in chronique, experimental with tags , , , , on octobre 7, 2008 by noreille

Un petit poste en passant, sur l’album « Music From The Films Of R. Swift« . Crédité aux mystérieux Instruments of Science and Technology alias R.Swift lui même, alias Richard Swift, et sorti chez ces braves gens du label Secretely Canadian, l’album n’est pas à proprement parler la suite du double album « Richard Swift as Onasis«  ou du double album « The Novelist/ Walking Without Effort« . Et pas seulement parce qu’il est simple. Mais là où ses prédécesseurs avaient été, à juste titre, loués pour les talents d’écriture de son auteur, celui-ci est en grande partie instrumental. Et vient à point nommé rappeler les talents de bricoleur de Swift. Entièrement composé sur de vieilles machines analogiques, boites à rythme antiques, synthétiseurs aujourd’hui disparus, l’album est une ode à l’esprit des pionniers de l’électronique. Placé sous l’égide de Brian Eno autant que sous celle de Wendy Carlos, le disque multiplie les emprunts, les évocations, un son de moog par-ci, une boucle Krautrock par là, reprenant l’esprit plutôt que la lettre, des fondateurs, des défricheurs. Il témoigne d’un esprit d’expérimentation qui évite la copie-calque des hommages ratés, et ressuscite le melting-pot des origines plutôt que d’en isoler la forme. Fourre-tout, donc, aussi bien issu du dub que de l’électronica contemporaine que de musiques de films comme l’extraordinaire Forbidden Planet de Louis et Bebe Barron.

Si l’album se présente comme une compilation de musiques de films imaginaires, il est toutefois accompagné de miniatures vidéos comme celle-ci:

ou celle-ci: