The Stranger – Watching dead empires in decay

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Leyland Kirby prend quelque distance d’avec sa production récente sous le nom de « caretaker » et publie un nouvel album sous le nom de « the Stranger », inspiré non pas par Albert Camus comme on pourrait le croire, mais par le personnage de Clint Eastwood dans « High Plains Drifters ». Complexe et chatoyant là où The Caretaker était minimaliste et monochrome, «  » est un album dense et intrigant, construit sur une base de textures concrètes indéfinissables et de rythmiques décalées et étouffées. Pas le moindre 78tours en vue, et pas le moindre signe d’une quelconque nostalgie identifiable, ce nouvel album est un nouveau départ, une coupure nette de ce qu’on avait compris du Caretaker. Seule reste l’impression de hantise, le voile fantomatique qui poursuit par d’autres moyens les angoisses et les émotions des projets précédents.  À peine  déguisé sous ces nouvelles sonorités, c’est un même trouble qui perce, une  noirceur toujours aussi attirante, une mélancolie différente mais toujours aussi prenante. Kirby s’infiltre dans un territoire dominé jusqu’ici par Demdike Stare et les autres projets du label Modern Love, sur lequel est d’ailleurs sorti ce « Watching dead empires in decay ».

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